Exposition

Bienvenue dans le petit musée du Service de l’audiovisuel de l’UQAM! Située au deuxième étage du pavillon Judith-Jasmin, à quelques pas du comptoir de prêts du Service de l’audiovisuel, cette exposition permanente vous invite à un fascinant voyage à travers les technologies qui ont façonné l’enseignement et la création à l’UQAM depuis sa fondation.

Découvrez une collection d’appareils qui témoignent d’une évolution technologique fulgurante. Porté avec passion par deux retraités du Service de l’audiovisuel, Gervais Bilodeau et Claude Lalonde, ce projet de mémoire vivante raconte, un objet à la fois, l’histoire audiovisuelle de notre université.

Les machines à enseigner

Au début des années 1950, inspiré par les travaux du psychologue B.F. Skinner sur le conditionnement opérant, un courant novateur donne naissance aux « machines à enseigner » : des appareils conçus pour automatiser l’acte d’enseigner grâce à la technologie de l’époque.

Le contexte de l’après-guerre favorise leur émergence. Des dispositifs similaires avaient déjà servi à former rapidement des milliers de soldats, et l’optimisme technologique de l’époque encourage l’expérimentation.

Leur avantage principal par rapport à l’enseignement traditionnel? La rétroaction immédiate offerte à la personne apprenante.

Trois appareils, un même principe

Le Mast Programmed Instructor (Mast Development Company)

Constitué d’une cassette sur le dessus de l’appareil, il permettait la projection d’un texte, inscrit sur le film. La personne étudiante lisait une question, inscrivait sa réponse sur une bande de papier, puis activait le défilement. La réponse glissait sous un panneau acrylique (empêchant toute modification) tandis que la solution s’affichait à l’écran. Ce délai de quelques secondes entre l’inscription de la réponse et la visualisation de la solution permettait un meilleur apprentissage.

Le Master Language (Bell & Howell)

Ancêtre du laboratoire de langues, cet appareil permettait à l’étudiant d’entendre une phrase modèle, puis de comparer l’enregistrement de sa propre prononciation à l’original. La capacité d’enregistrement de la bande magnétique sur la feuille cartonnée durait 3 secondes. Encore là, l’application du même principe, à savoir la rétroaction immédiate.

Le Craig Reader

Cet appareil visait à accélérer la vitesse de lecture. Un texte était projeté et masqué par une obturation qui se déplaçait à une vitesse variable, forçant l’œil à suivre un rythme de plus en plus soutenu. Cette expérimentation était avant-gardiste pour l’époque, mais n’a toutefois jamais été déployée à grande échelle. Et qui sait, l’intelligence artificielle permettra peut-être dans un avenir rapproché de réaliser cette « automatisation » de l’enseignement.

Le rétroprojecteur ou projecteur à acétates

Le rétroprojecteur est un appareil doté d’une puissante ampoule électrique (DYV-600 watts), créant ainsi une surface lumineuse sur laquelle on dépose un acétate. Cet acétate est une feuille plastifiée transparente, sur laquelle l’enseignant pouvait écrire ou déposer un acétate déjà imprimé. L’acétate était ainsi projeté en salle de cours, permettant à toute la classe d’en voir le contenu.

Sans contredit, c’est l’appareil qui a été le plus utilisé en salle de cours au cours des dernières décennies. Installés dans tous les locaux d’enseignement de l’UQAM, les rétroprojecteurs ou projecteurs à acétates n’ont été retirés définitivement qu’à l’été 2019!

Par la suite, des modèles portatifs et pliables sont apparus.

Afin de se moderniser, on a également substitué les acétates (simples feuilles de plastique) par des appareils qui reproduisaient l’écran de l’ordinateur (acétate électronique).

Pour aller plus loin :

Envie de voir ces appareils de près?


Ces machines à enseigner sont accessibles au 2e étage du pavillon Judith-Jasmin (J).

La vidéo

Portez attention à cet appareil, car il était révolutionnaire. C’est un Portapack, de marque Sony modèle AV-3400, qui date de la fin des années 1960. et qui tire son nom de sa nature « portable ».

La caméra pesait trois kilos et l’enregistreur, huit kilos. Il fallait souvent travailler en duo : une personne à la caméra, et un·e assistant·e qui transportant l’enregistreur relié par câble. La notion de « portatif » a manifestement beaucoup évolué depuis.

L’enregistrement se faisait en noir et blanc, sur des bobines de ruban magnétique d’un demi-pouce de largeur (1,27 cm), pour une durée maximale de 30 minutes.

Selon les critères actuels, la qualité de l’image laissait à désirer :

  • La caméra exigeait beaucoup de lumière; tourner à l’intérieur nécessitait presque systématiquement un éclairage d’appoint, avec valises et rallonges électriques
  • Le tube vidicon produisait une image rémanente et causait des sillages lors des mouvements de caméra
  • Le système d’obturation faisant en sorte que si une lumière vive était captée par la caméra, toute l’image s’obscurcissait
  • Par temps froid, les têtes d’enregistrement collaient au ruban, et la batterie tenait au mieux 45 minutes
  • La qualité sonore, en revanche, était satisfaisante, grâce à un micro intégré à la caméra et à la possibilité de brancher un micro externe

Un prix élevé, mais une accessibilité nouvelle

Le Portapak coûtait environ 1 500 $ à l’époque, soit l’équivalent d’environ 18 000 $ en dollars d’aujourd’hui. Cet appareil n’était donc pas à la portée de toutes les bourses, mais suffisamment abordable pour que des écoles, des organismes, des entreprises et des coopératives puissent se l’offrir.

Cette accessibilité explique un des aspects révolutionnaires de cet appareil : pour la première fois, la production de type « cinématographique » devenait accessible à l’ensemble de la communauté. Le Portapak a donné naissance au concept de télévision communautaire, ancêtre du canal 9 diffusé par les câblodistributeurs.

Une influence marquante dans le domaine des arts

Avant le Portapak, la production cinématographique était concentrée entre les mains d’un nombre restreint d’entreprises. La production télévisuelle, quant à elle, exigeait de lourdes caméras, des studios et un personnel nombreux et spécialisé. Dans les années 1960, l’offre télévisuelle francophone se limitait à Radio-Canada et Télé-Métropole (aujourd’hui TVA), et les reportages étaient tournés en film 16 mm, avec tous les coûts et les délais que cela impliquait (du développement du film jusqu’à la diffusion à la télévision via un télé ciné.

Le Portapak, dont le nom évoluera au fil du temps vers « caméscope », a permis à toute une génération d’artistes de développer une nouvelle forme d’art. La production pouvait désormais :

  • S’affranchir des contraintes liées à la nécessité d’une équipe technique
  • Être diffusée en dehors des institutions muséales
  • Offrir une plus grande liberté créative et s’adresser à un public plus large

À l’UQAM, le département des arts plastiques est devenu un grand utilisateur de caméscopes, au point où il a été renommé École des arts visuels et médiatiques.

Influence dans le domaine de l’action sociale

Le Portapak a aussi permis de produire des documents en dehors des grands médias institutionnels. Dans le climat contestataire des années 1960, on nourrissait l’espoir de démocratiser l’information et de favoriser une prise de parole populaire, non élitiste.

À titre d’exemple, le cinéaste Pierre Falardeau (qui fut chargé de cours à l’UQAM) a réalisé avec ce type d’équipement des documentaires marquants :

L’UQAM au cœur de cette révolution

Le département des communications (aujourd’hui l’École des médias) était le plus grand utilisateur de ces unités de tournage mobiles. La réalisation de productions vidéo faisait partie intégrante du cursus.

Les « COM », comme on les appelait à l’époque, ont même développé des salles de montage conçues et fabriquées par des artisans locaux. Les « éditomètres » de ces salles, encore utilisés au tout début des années 1980, ne permettaient que des coupes franches et des inserts audio.

L’évolution technologique : du ruban à la carte SD

Le Portapak a été remplacé par le système U-Matic de Sony, qui utilisait des cassettes 3/4 de pouce. Puis, les possibilités de montage se sont enrichies (effets spéciaux, génériques) tandis que les caméscopes devenaient toujours plus légers.

Voici quelques formats qui ont jalonné cette évolution, visibles dans notre vitrine :

  • Bobine 1/2 pouce (Portapak)
  • Cassette 3/4 de pouce (U-Matic)

Et aujourd’hui?

Dans les années 1960, on rêvait de démocratiser la production vidéo. Ce rêve est devenu réalité et il a même dépassé les attentes les plus ambitieuses. Chaque personne possède aujourd’hui un téléphone intelligent nettement plus performant que le Portapak, et peut produire et diffuser une vidéo à l’échelle planétaire en quelques minutes.

Cette démocratisation a toutefois pris des chemins inattendus. Les réseaux sociaux ont redistribué les cartes du paysage médiatique, soulevant de nouveaux défis dont celui de la désinformation. Plus que jamais, la capacité à produire des contenus de qualité et à exercer un regard critique sur l’information fait partie des compétences essentielles à développer.

Du Portapak au téléphone intelligent, une chose n’a pas changé : le pouvoir de l’image en mouvement pour raconter, informer et transformer.

Pour aller plus loin :
Envie de remonter le temps?

Le Portapak et toute la collection de la vitrine vidéo vous attendent au 2e étage du pavillon Judith-Jasmin (J).

La photographie

La photographie argentique

Jusqu’aux années 1980, la photographie argentique était le seul procédé pour capturer des images fixes. Le terme « argentique » vient des sels d’argent (halogénures d’argent) dont on recouvrait le support photographique (un matériau sensible à la lumière).

Ces appareils étaient constitué d’une chambre noire, d’un objectif pour focaliser la lumière, et d’une pellicule de film prête à recevoir l’image. Pour obtenir une photo bien exposée, il fallait doser la lumière en jouant sur deux paramètres :

  • La vitesse d’obturation (par exemple, 1/60e de seconde)
  • L’ouverture du diaphragme (par exemple, f/5.6)

Pellicules : un choix déterminant avant même la prise de vue

Les pellicules offraient une variété de caractéristiques à choisir avant de photographier :

  • Noir et blanc ou couleur
  • Tirage papier ou diapositive
  • Sensibilité à la lumière (ISO)

Le film était contenu dans une cartouche que l’on insérait dans l’appareil. Une fois l’appareil fermé, une manette permettait de faire avancer mécaniquement le film. Une fois toutes les photos prises, il fallait rembobiner soigneusement le film dans sa cartouche pour le protéger de la lumière, puis ouvrir le dos de l’appareil pour récupérer la cartouche.

Le résultat pouvait être sous forme de diapositives ou d’une pellicule en « négatif », qui permettait, par un travail en chambre noir d’obtenir des photos papier.

Développer ses photos : un processus exigeant

Nous avons vu précédemment comment les appareils photo numérique (et les téléphones intelligents) ont simplifié la vie des personnes utilisatrices lors de la prise de vue. Cet avantage du numérique est encore plus marqué pour l’obtention d’un produit final. En numérique, la photographie est disponible sitôt prise, est facilement modifiable, imprimable et exportable. En argentique, le processus est long processus pour obtenir ne serait-ce qu’un tirage papier d’une photo en noir et blanc.

Étape 1 | Le développement du négatif

Toute cette étape devait se dérouler dans l’obscurité totale, car la moindre lumière voilait irrémédiablement le film.

Il fallait, à l’aveugle :

  • Enrouler le film (le négatif) dans une spirale
  • L’insérer dans une cuve de développement étanche à la lumière.

Puis, un processus chimique méticuleux s’enclenchait : le film pouvait alors être sorti de la cuve, le négatif était prêt.

  • Le révélateur (liquide basique) : pour faire apparaître l’image en argent métallique, avec une durée d’immersion précise
  • Le bain d’arrêt : pour stopper la réaction chimique
  • Le fixateur : pour stabiliser l’image de façon permanente
  • Le lavage : pour éliminer les résidus

Étape 2 | Le tirage papier

Pour obtenir une photo papier, un processus similaire devait être effectué. Le travail en chambre noire s’effectuait dans une pièce très sombre éclairée seulement par une lampe inactinique (rouge). Le film négatif décrit précédemment était projeté par un agrandisseur sur du papier sensible à la lumière. On déposait successivement la feuille de papier, précédemment exposée dans 3 bacs, remplis d’un liquide différent, le révélateur, le bain d’arrêt et le fixateur. Le produit fini s’obtenait après un séchage par suspension à l’air libre.

Minuterie

Le négatif était projeté par un agrandisseur sur du papier photosensible. La feuille de papier exposée passait ensuite successivement dans trois bacs :

Bacs de développement du papier (le révélateur, le bain d’arrêt, le fixateur)


Le tirage final s’obtenait après un séchage par suspension à l’air libre. Une certaine pratique — et beaucoup de patience — était nécessaire pour maîtriser l’ensemble du processus.

Le posemètre : mesurer la lumière avec précision

Un posemètre est un appareil qui mesure la quantité de lumière ambiante. Si vous n’avez connu que les appareils numériques ou les téléphones intelligents, son utilité peut sembler mystérieuse : aujourd’hui, l’écran vous montre en temps réel le résultat de votre prise de vue. En effet ces appareils possèdent des écrans numériques vous donnant une idée précise de la photographie que vous prenez. « Tel que vu, tel que pris, pourrait-on dire ».

En argentique, rien de tel. Impossible de savoir à l’avance si la photo serait trop sombre (sous-exposée) ou trop lumineuse (surexposée). Le posemètre permettait de déterminer la bonne combinaison d’ouverture et de vitesse, en tenant compte de la sensibilité du film.

Dès les années 1960, un posemètre était intégré à la plupart des appareils photo. Mais pour un résultat plus précis, on utilisait un posemètre externe dédié. En prenant une lecture près du sujet à photographier, vous mesurez la lumière qui éclaire le sujet uniquement, et donc sans tenir compte des éléments arrières du décor, qui peuvent induire en erreur le posemètre intégrée de l’appareil photo.

Le flash : apprivoiser la lumière

Les appareils argentiques exigeaient une luminosité importante. Pour photographier à l’intérieur ou dans des conditions de faible éclairage, l’ajout d’une source lumineuse externe s’imposait. Les studios disposaient d’éclairages permanents (spots), mais pour les photos prises sur le vif, il fallait un flash.

  • Années 1890-1900 : les premiers procédés utilisaient le magnésium, facilement inflammable, pour procurer un éclairage d’appoint
  • Années 1920 : puis vinrent les ampoules scellées à usage unique. Celles-ci contenaient un filament de magnésium.
  • Années 1960 : Le flash électronique s’impose définitivement, utilisant un condensateur et un tube de xénon pour produire un éclair intense, capable d’éclairer une zone de quelques mètres devant l’appareil. Le flash électronique nécessitait quelques secondes de recharge entre chaque éclair; un délai que les photographes devaient intégrer à leur rythme de travail.

Le Polaroid : la photo instantanée

La grande innovation de Polaroïd a été de créer un appareil photo dont la pellicule remplaçait tout le processus chimique par un film qui, en se développant en quelques secondes dans l’appareil permettait d’obtenir un photographie papier carré de 79 mm de côté, en couleur. Révolutionnaire pour l’époque, ce procédé a été rendu obsolète par l’arrivée du numérique — même s’il connaît aujourd’hui un regain de popularité auprès des nostalgiques et des créatifs.

L’appareil photo numérique : une révolution silencieuse

Aujourd’hui, les appareils photo et les téléphones intelligents sont dits « numériques », car la captation d’une photographie se fait sur un support électronique (CCD) qui remplace la pellicule argentique. L’image est enregistrée sur une carte mémoire ou exportée directement vers un ordinateur.

  • 1995 : Les premiers appareils numériques offraient une résolution d’environ 100 × 100 pixels, soit 10 000 pixels
  • 2025 : La résolution des appareils photo et des téléphones intelligents avoisine les 50 millions de pixels
Pour aller plus loin :
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La vitrine photographique est accessible au 2e étage du pavillon Judith-Jasmin (J).

La photographie (autres appareils)

Le projecteur 8 mm en boucle

Cet appareil servait à projeter un court film muet de 8 mm, contenu dans une cassette, d’une durée d’environ quatre minutes. Un outil simple et efficace pour ajouter une dimension visuelle à l’enseignement.

Utilisé dès le début des années 1960, le projecteur 8 mm en boucle était particulièrement répandu dans les commissions scolaires anglophones.

Photos : Office national du film, Appareils audiovisuels, Enseignement (c. 1968)

Pour aller plus loin :

La vidéoconférence

Avant que la vidéoconférence ne devienne un geste quotidien, elle nécessitait un équipement imposant. Un appareil spécialisé recueillait les signaux vidéo des caméras, les signaux audio des micros et les documents d’un ordinateur, puis les encodait, les compressait et les transmettait par le web à des interlocuteurs à distance — qui devaient eux aussi disposer d’un appareil similaire.

À l’UQAM, ces systèmes étaient installés dans des salles spécialement aménagées. Ils permettaient la diffusion de cours à distance, la tenue de soutenances de thèses et la participation à des réunions. Un sous-secteur du Service de l’audiovisuel était d’ailleurs entièrement consacré à la vidéoconférence.

Première salle de vidéoconférence au Service de l’audiovisuel

La pandémie comme point de bascule

En 2020, la pandémie de Covid-19 a tout accéléré. Des outils comme Zoom, Teams et leurs semblables ont simplifié et généralisé la vidéoconférence, rendant obsolètes les salles dotées d’équipements dédiés. Ce qui relevait autrefois d’une infrastructure complexe tient aujourd’hui dans un ordinateur portable.

Pour aller plus loin :

Le projecteur vidéo

Les premiers projecteurs vidéo, utilisés à l’UQAM dès le début des années 1980, étaient imposants (plusieurs dizaines de kilos) et bruyants. Ces premiers appareils étaient souvent de marque Barco.

Les projecteurs de meilleure qualité utilisés aujourd’hui à l’UQAM (toujours de marque Barco) offrent :

  • Une capacité d’installation à courte distance de l’écran, sans déformation de l’image (focale ultra-courte)
  • Une résolution en 4K
  • Une puissance lumineuse de 12 500 lumens

Photo : compagnie Barco

À titre de comparaison, le projecteur présenté dans la vitrine date de 2007, pèse 2,6 kg et offre une luminosité de 2 500 lumens.

Pour aller plus loin :

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La vitrine est accessible au 2e étage du pavillon Judith-Jasmin (J).

L’épiscope

Cet appareil servait à projeter une illustration ou une page de livre sur un mur ou un écran dans une salle de classe. On le connaît aussi sous le nom d’opascope, un terme popularisé par le fabricant américain Opa-Scope et passé dans l’usage courant.

Utilisé dans les salles de classe à partir des années 1960, l’épiscope a d’abord été concurrencé par le rétroprojecteur et le projecteur à diapositives, puis définitivement remplacé par les projecteurs vidéo et les caméras-titres.

Pourtant on retrouvait encore ce type d’appareil jusqu’à tout récemment à l’UQAM. En effet, cet appareil permettait de calquer facilement une version agrandie d’une illustration en la projetant sur les murs.

Le fonctionnement de l’épiscope reposait sur trois composantes élémentaires :

  • Une lampe de forte intensité pour éclairer le document
  • Un miroir pour rediriger la lumière
  • Un objectif pour projeter l’image agrandie

L’appareil était toutefois plutôt lourd et bruyant, et son utilisation exigeait un local plongé dans l’obscurité quasi totale; la puissance lumineuse de la projection restant limitée.

Pour aller plus loin

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L’épiscope fait partie de l’exposition qui est accessible au 2e étage du pavillon Judith-Jasmin (J).

Le tourne-disques

La table tournante se composait d’un plateau rotatif à vitesse constante et d’un bras de lecture que l’on déposait manuellement sur le disque. À l’extrémité du bras, une cartouche magnétique équipée d’une aiguille parcourait le sillon hélicoïdal gravé à la surface du vinyle. Les reliefs de ce sillon reproduisaient l’enregistrement sonore.

L’aiguille, en suivant ces reliefs, produisait une oscillation mécanique convertie en signal électrique. Ce signal était ensuite relayé à un amplificateur, qui générait la puissance nécessaire pour activer les haut-parleurs et restituer le son.

Pour aller plus loin

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Le tourne-disques fait partie de l’exposition qui est accessible au 2e étage du pavillon Judith-Jasmin (J).

L’audio et la projection

Enregistrement et lecture audio

Le magnétophone

Le magnétophone est un appareil qui permet d’enregistrer le son sur un ruban magnétique, c’est-à-dire une bande enroulée dans une bobine que l’appareil fait défiler à vitesse constante sur des têtes d’électroaimants. Ces têtes permettent de magnétiser le ruban, c’est-à-dire de donner une orientation aux particules électromagnétiques.

En 1961, tout en appliquant le même principe et, afin d’en améliorer la manipulation, ce ruban sera contenu dans une cassette, donnant ainsi naissance au magnétophone à cassette

Deux cassettophones (magnétophones à cassettes analogiques) et un magnétophone de type DAT (numérique).

Pour aller plus loin

Le Walkman

Inventé par la compagnie Sony en 1979, le Walkman a été le plus populaire des lecteurs de cassette. Il permettait d’écouter de la musique tout en se déplaçant, d’où son appellation « Walkman » devenue générique.

Il s’en serait vendu 220 millions d’exemplaires dans le monde.

Pour aller plus loin

Le dictaphone

Ces petits appareils servaient à enregistrer la voix, principalement pour des entrevues ou des dictées. Les premiers modèles utilisaient des minicassettes audio. Les générations suivantes sont passées à l’enregistrement entièrement numérique.

Pour aller plus loin

Les mélangeurs audio

Un mélangeur audio permet de « mélanger » (combiner) diverses sources sonores à l’entrée et de produire un ou des signaux « mixés » à la sortie. Il était possible de capturer l’ambiance sonore produite par plusieurs micros, d’y ajouter des instruments électroniques, de mélanger le tout en faisant varier l’intensité de chaque source et d’envoyer le résultat final à un enregistreur et un amplificateur de sonorisation.

Au début des années 2000, les consoles entièrement numériques ont permis de multiplier les entrées et les sorties sans augmenter significativement les dimensions des appareils.

Les mélangeurs se distinguent par leur nombre d’entrées et de sorties.

Pour aller plus loin

Les microphones

Le microphone capte les sons grâce à une membrane sensible aux variations de pression atmosphérique. Les vibrations de cette membrane génèrent un courant électrique de faible intensité, ensuite amplifié pour alimenter un haut-parleur ou un enregistreur.

Il existe différents types de microphones, selon leurs caractéristiques :

  • Omnidirectionnel : capte les sons provenant de toutes les directions
  • Cardioïde : favorise les sons venant de l’avant et atténue ceux provenant de l’arrière ou des côtés
  • Canon : offre une sélectivité encore plus étroite, idéal pour isoler une source sonore précise

Pour aller plus loin

Le projecteur à diapositives

Un outil incontournable pendant des décennies

Les diapositives étaient souvent disposées dans des carrousels circulaires pour un visionnement en continu. D’autres dispositifs existaient, comme le chargeur linéaire (stack loader) tel qu’illustré ci-dessous.

Le projecteur à diapositives était doté d’une lampe puissante et d’un objectif pour focaliser l’image, permettant ainsi de la visualiser les images en grand format.

Pour enrichir les présentations, des accessoires ingénieux complétaient l’équipement :

Le disque polarisé rotatif : fort intriguant, cet appareil avait un petit moteur qui actionnait un disque en rotation.
Il faut savoir que ce disque transparent est polarisé et que l’appareil s’installe sur le devant d’un projecteur à diapositives après la lentille de projection. En insérant un film-plastique transparent (papier d’emballage) dans une diapositive, nous obtenions une « cascade lumineuse » lors de la projection de cette dernière .
Ces « effets spéciaux » sont puérils aujourd’hui si on les compare à ce qui est possible d’obtenir en numérique.

L’appareil de fondus enchaînés (dissolve) : contrôlait alternativement deux projecteurs à diapos permettant ainsi un passage en douceur d’un appareil à l’autre.                    

L’adaptateur pour film 35 mm : permettait de projeter un film non sectionné

Un rôle central à l’UQAM

À l’UQAM, le projecteur à diapositives était particulièrement utilisé en histoire de l’art, car il permettait de projeter des reproductions d’œuvres avec une grande définition.

Le secteur photographie du Service de l’audiovisuel jouait un rôle considérable dans ce contexte. Son mandat : produire des diapositives à partir d’illustrations tirées de livres d’art. Au fil des ans, le Service de l’audiovisuel a constitué une collection impressionnante de diapositives au service de l’enseignement.

Pour aller plus loin

Le diaporama

Un diaporama était une présentation audiovisuelle constituée d’une succession de diapositives synchronisées avec une trame sonore. Le magnétophone Wollensak, par exemple, permettait d’enregistrer à la fois une source sonore et une piste de synchronisation qui déclenchait automatiquement l’avancement des diapositives.

Le diaporama analogique est aujourd’hui désuet, mais son héritage est bien vivant : les logiciels de présentation comme PowerPoint en ont conservé la structure organisationnelle; une succession de « diapositives » accompagnées de contenu multimédia.

Pour aller plus loin :

Envie de voir ces appareils?

La vitrine est accessible au 2e étage du pavillon Judith-Jasmin (J).